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Date : le 24/02/2007

Thème : Luminotherapie

Source : Elecomac sous les feux de la lampe

L'echo Valentinois

 Créée en 1999, Elecomac est une société qui a connu des débuts difficiles en décidant de se spécialiser dans la luminothérapie, un concept novateur et peu connu en France à l’époque. Aujourd’hui les fondateurs d’Elecomac affichent pourtant une mine resplendissante pas seulement du à leur cure de luminothérapie...Retour sur la progression fulgurante de cette petite société st-pérollaise.

Avec les beaux jours, la bonne humeur revient, dit on régulièrement. Pour la plupart des gens, ce n’est qu’un constat, une façon de voir les choses et de trouver une excuse à son mal-être.
Et pourtant on ne croit pas si bien dire. La lumière du soleil est en effet nécessaire à notre bien-être et agit sur la déprime que l’on rencontre bien souvent au cours de l’hiver.
Dans l’idéal il nous faudrait être exposé à 2 000 lux (untié de mesure de la lumière) pendant 2 heures chaque jour pour être au mieux de notre forme et acquérir notre dose de soleil quotidienne. Seulement voilà, l’hiver le soleil n’est pas tous les jours de sortie, et notre moral peut en subir les conséquences.
C’est de ce constat qu’est né il y a une quinzaine d’année la luminothérapie en Amérique. Son but : tout simplement utiliser la lumière pour agir sur la déprime. Pour y parvenir des lampes recréant la lumière émise par le soleil ont donc été créées, et aujourd’hui cette mèdecine douce est un remède pour une bonne partie de la population qui souffre de ce que l’on apelle le blues hivernal ou scientifiquement le SAD (Saisonal Affective Disorder), en français le Trouble de l’Humeur Saisonnier.
En France, même si certains centres du sommeil ont déjà recours à la luminothérapie, ce concept ou plutôt ce remède commence tout juste à faire parler de lui dans notre pays. Et celui qui est à l’origine de la luminothérapie en France, est Gérard Pons, un st-pérollais qui, trouvant l’idée “lumineuse" a décidé de la développer en France.
Les débuts d’Elecomac
C’est suite à sa propre expérience que Gérard Pons se lance dans la luminothérapie. Un soir d’hiver alors qu’il se trouve encore tardivement devant la télévision, notre homme voit une émission présentant la luminothérapie. Son moral n’étant à cette période pas au beau fixe, il décide de trouver une des ces lampes dont l’émission faisait l’éloge, et c’est auprès d’un fournisseur finlandais qu’il pu en faire l’acquisition.
Au bout de trois jours d’utilisation, les résultats sont là. Gérard Pons a retrouvé son énergie, sa volonté, son punch, et c’est à la lueur de sa lampe qu’il décide de faire connaître ce remède miracle au plus grand nombre. Tout commence par un simple site Internet informatif qui rapidement va faire l’objet des premières demandes francophones.
Gérard Pons s’associe alors avec son fils aîné Philippe, déjà propriétaire du magasin Elecomac à St Péray spécialisé dans l’électronique. Mais cette activité ayant du mal à démarrer, le père et le fils voit dans la luminothérapie une lueur d’espoir, et décide donc de devenir importateur de produits de luminothérapie.
Tout cela remonte à il y a 8 ans, et à l’époque personne ne croyaient au futur d’Elecomac et surtout au potentiel de la luminothérapie : “les gens nous prenaient pour des fous !". Mais Gérard et Philipe croient en leur idée.
Les premières années sont pourtant difficiles. Le chiffre d’affaire n’est pas très important, “tout juste de quoi se sortir un salaire...", et la luminothérapie a du mal à démarrer. Le premier constructeur britannique de luminothérapie contacte pourtant Elecomac pour la distribution de ses “simulateurs de l’aube", sorte de réveil par la lumière, mais les premiers résultats ne sont pas très probants.
L’élément déclencheur
Et puis en 2003 c’est l’explosion. David Servan-Schreiber, neuro-psychiatre, sort un livre intitulé “Guérir" présentant sept méthodes pour guérir le stress et l’anxiété. Vendu à 700 000 exemplaires rien qu’en France, l’ouvrage devient rapidement un best-seller et est traduit dans plusieurs langues. Et quand on sait que tout un chapitre est consacré à l’énergie de la lumière, on comprend mieux pourquoi ce livre a été un véritable élément déclencheur pour le devenir d’Elecomac.
A partir de ce moment là, tout s’emballe. Les ventes d’Elecomac sont multipliées par 100 en un an, et les simulateurs de l’aube connaissent une véritable consécration atteignant aujourd’hui 10 000 unités par an. Enfin, côté distribution, la chaîne de magasins “Nature et Découverte" contacte Gérard Pons pour qu’il devienne son fournisseur en matériel de luminothérapie. Rappelons que “Nature et Découverte" possède une chaîne de 70 magasins en France et en Belgique.
Pour autant Elecomac tient à son réseau de petits revendeurs, “car les produits de luminothérapie doivent être vendus par des personnes qui prennent le temps de vous expliquer". Ils sont plus de 150 aujourd’hui sur toute la France, essentiellement des magasins spécialisés dans le bio et le bien-être (une cinquantaine en Rhône-Alpes, et une dizaine en Ardèche). Et chaque jour ce sont entre 2 et 3 revendeurs qui viennent s’ajouter à cette liste.
De par sa raison d’être, la luminothérapie reste cependant une activité saisonnière. Alors pour pallier à cela, Gérard Pons et son fils ont lancé il y a trois ans des ampoules biolight qui non seulement éclairent, mais soignent, économisent l’énergie et durent. Des ampoules que Gérard Pons commercialise sous sa propre marque Elecolight, en vendant environ 10 000 par an.
En quelques années, Elecomac devient donc la référence française en matière de luminothérapie et réalise aujourd’hui 2/3 du chiffre d’affaire de ce secteur en France.
L’an dernier, Gérard Pons, président de l’association française de luminothérapie qu’il a créé en 2000, sort même son propre livre intitulé “Soif de lumière", qui est la traduction française du best-seller “Winter blues" de Norman Rosenthal, chercheur et professeur reconnu comme le père de la luminothérapie.
Encore et toujours des projets
Affichant un chiffre d’affaire en 2006 de plus d’un million d’euros (+ 10% par rapport à l’année précedente), Elecomac peut se féliciter de son évolution. Mais Gérard et Philippe Pons ne comptent pas s’arrêter là, et les projets à venir sont encore nombreux.
Après la sortie d’une première newsletter en janvier distribuées à tous les revendeurs, Gérard Pons a pour projet de faire de son site luminoterapy.com un site marchand où les commandes en ligne seront possibles. Un projet qui devrait voir le jour dans les prochains mois.
Et puis d’ici la fin de l’année, un “luminocafé" devrait être créé à côté du magasin Elecomac. Ouvert à tous, ce café aura la particularité de n’être équipé qu’avec des appareils de luminothérapie, permettant ainsi au public de venir faire une petite cure de lumière tout en se restaurant. Le lieu devrait également être à terme un centre de formation pour les revendeurs d’Elecomac.
Sans oublier toutes les nouveautés de la luminothérapie qu’Elecomac présente et propose à ses revendeurs. En 2007 les grandes nouveautés sont les luminettes, un concept de luminothérapie nomade. Transportables et faciles d’emploi, on peut s’en servir partout et avoir sa cure de luminothérapie sans besoin d’être à la maison. Sur le même principe, le Litebook Elite est un dispositif idéal pour emporter partout avec soi. Petit, il se glisse au fond de la poche et peut règler en partie le problème du décalage horaire.
L’affaire était loin d’être gagnée d’avance, et il aura fallu y croire et être patient. Mais convaincus des bienfaits de la luminothérapie, Gérard et Philippe Pons ont persévéré toujours dans la même direction pour, concrètement, voir la lumière...Quant au futur, nul doute que la luminothérapie est en pleine expansion et qu’elle a certainement encore de beaux jours devant elle.

 

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